Union nationale
des producteurs de granulats
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Les extractions marines

Les granulats extraits des fonds marins : un matériau de qualité



Les granulats marins sont les sables et graviers, siliceux et calcaires, extraits des fonds marins.

Comme les matériaux qui sont extraits des carrières terrestres, les granulats marins siliceux sont utilisés pour les travaux de construction. Ils offrent une alternative intéressante aux sables et graviers terrestres, en particulier dans les régions maritimes déficitaires.

Les granulats marins calcaires, quant à eux, sont utilisés pour l'amendement des sols et le traitement de l'eau.





Nous vous proposons de découvrir le monde des granulats marins :
• Des gisements liés à la géologie
• Des ressources abondantes mais des gisements exploitables plus rares !
• Un matériau de qualité
• Deux types de matériaux avec des usages spécifiques
• Un dragage progressif 
• Une activité strictement réglementée 
Des études scientifiques pour évaluer l’impact sur la biodiversité marine
• Meilleure connaissance et bonnes pratiques



Des gisements liés à la géologie

Les granulats marins sont immergés depuis quelques milliers d’années par suite de la remontée du niveau marin après la dernière glaciation. Il s’agit d’anciennes alluvions qui ont été déposées dans l’axe des vallées fluviales ; ils sont de même nature géologique que les sables et graviers des gisements terrestres.
Les gisements de granulats marins sont principalement localisés :
- au niveau des paléo-vallées (anciens lits des fleuves actuels), au large des principaux estuaires,
- sur les bancs de sable ou accumulations sédimentaires, généralement présents à des profondeurs d’eau comprises entre - 10 et - 25 m.


Des ressources abondantes mais des gisements exploitables plus rares

Les ressources géologiques sont abondantes : les prospections sur le plateau continental français ont permis d’estimer la ressource à plus de 30 milliards de m3.

Toutefois, les gisements exploitables sont beaucoup plus réduits que ces ressources.
En effet, l'accès aux gisements exploitables est conditionné par :
- la nature géotechnique des matériaux qui doivent être aptes aux usages ;
- la profondeur du gisement qui doit être accessible aux navires sabliers ;
- la proximité d’un port de déchargement non loin des bassins de consommation ;
- les contraintes techniques des ports (accessibilité...) ;
- la présence de servitudes (câbles, routes maritimes...) ;
- les activités humaines qui s'exercent sur le périmètre en question (pêche, conchyliculture, zones réservées à la Marine Nationale...) ;
- l’existence de secteurs reconnus comme essentiels à l’équilibre écologique des milieux marins (aires de ponte, flore et faune benthiques assurant la nourriture des espèces commerciales...).


Un matériau de qualité
 
Ayant une origine géologique identique à celle des matériaux alluvionnaires terrestres, les granulats marins possèdent des caractéristiques techniques semblables. Ils entrent dans le cadre normatif commun à l’ensemble des granulats. Pour garantir l’adéquation des produits aux usages, les producteurs de granulats marins réalisent les mêmes essais que les exploitants de carrières terrestres.
 

Deux types de matériaux avec des usages spécifiques
 
Les matériaux se décomposent en deux catégories :

-
Les sables et graviers siliceux sont destinés à la fabrication des bétons, à l'activité maraîchère et au rechargement des plages. Les sables siliceux sont essentiellement exploités au large de la Vendée et de la Bretagne Sud. Quant aux graviers siliceux, ils sont exploités en Manche orientale et au large de la Charente et de la Gironde.
 
- Les sables coquilliers sont utilisés comme amendement calcaire et correcteur de l’acidité des sols en Bretagne. Ils sont extraits au large des côtes sud et nord de la Bretagne. 


Un dragage progressif

L'extraction est réalisée par pompage hydraulique, grâce à une élinde traînante similaire à un tuyau d'aspirateur relié à une pompe et équipé d'un "bec d'élinde" équivalent à la brosse de cet aspirateur.

 
Généralement, le dragage est réalisé alors que le navire avance à faible vitesse (entre 2 et 4 km/h). Le passage de la tête d’élinde forme sur le fond un sillon régulier d’environ 2 m de large et de quelques dizaines de cm de profondeur. Le cargo sablier repasse ainsi à plusieurs reprises au même emplacement.

Le déchargement des matériaux se fait à sec le long d’un quai ou par refoulement hydraulique dans des bassins de décantation.



Une activité strictement réglementée


L’extraction des granulats marins est une activité strictement réglementée qui relève du code minier.

En milieu marin, c’est l’Etat qui est le seul habilité à concéder le droit exclusif d’exploiter un gisement qu’il soit ou non situé dans le domaine public.

Pour pouvoir extraire, l’entreprise doit avoir obtenu en premier lieu deux actes administratifs appelés « titres miniers » :

- un premier titre minier est requis pour réaliser les explorations de façon à définir les zones propices à l’exploitation et préciser les impacts des dragages sur le milieu ; ce titre appelé « permis exclusif de recherche » (car il donne une exclusivité au titulaire pour demander ensuite une concession sur les zones concernées) est accordé par arrêté par le ministre chargé des mines ;

- un second titre minier donne le droit exclusif d’exploiter un gisement dans une zone définie. Ce titre appelé « concession » est accordé par décret en Conseil d’Etat.

Une fois cette première étape franchie, l’exploitant doit obtenir :
- une autorisation domaniale d'occuper le domaine public,
- une autorisation d’ouverture de travaux miniers en mer.

Dans le cadre de sa demande d’autorisation, l’exploitant présente un mémoire technique exposant les travaux prévus. Il mandate un bureau d’études pour réaliser une étude d’impact. Son dossier doit aussi inclure une évaluation des incidences de l'extraction sur la zone Natura 2000 dans le cas où le gisement se situe dans une telle zone.

Une enquête publique est également effectuée durant un mois minimum. Une réunion de concertation des parties prenantes au projet (élus, utilisateurs de granulats, comités des pêches, associations de protection de l’environnement…) doit aussi se tenir dans le cadre de cette procédure. 
Ainsi, sont consultés :
- les administrations au niveau national (les ministères en charge de l’environnement, de l’industrie et de la mer) et au niveau local (préfectures, préfecture maritime et services déconcentrés de l’Etat),
- instituts spécialisés tels que l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer),
- toutes les parties prenantes au projet (voir ci-dessus).


Des études scientifiques pour évaluer l’impact sur la biodiversité marine
 
Plusieurs études ont été menées sur les impacts de l’extraction sur la flore et la faune marines. Elles ont démontré que ces effets sont perceptibles durant plusieurs années. Le milieu marin se recolonise progressivement. Et au bout de 3 à 5 ans environ, la situation est à peu près revenue à l’état initial. Dans certaines situations, on a constaté un enrichissement de la biodiversité après dragage, l'évolution du milieu naturel ayant été propice à de nouvelles espèces.
 
En France, les connaissances actuelles se fondent essentiellement sur deux études :
- une étude menée au large du Havre sur une zone extraite au milieu des années 70 et réétudiée 15 ans plus tard pour observer la nature des recolonisation des fonds,
des suivis biosédimentaires réalisés pendant 10 ans au large de Dieppe sur des espaces en cours d’extraction.
 
Actuellement, un programme d’études pluridisciplinaires est en cours dans deux contextes sédimentaires différents :
au large de Dieppe, sur un site en cours d’extraction au-delà des 3 milles et à environ 10-15 mètres de fond (2004-2006),
- dans la paléo-vallée de la Baie de Seine, sur un site au large en-deçà des 12 milles et à environ 25 mètres de fond (2007-2012).
Les six thèmes principaux de recherches :
- suivi des sédiments et de la faune benthique dans les sites exploités et dans les secteurs périphériques soumis au dépôt des eaux de surverse ;
- les effets de l’exploitation sur la biodiversité marine ;
- les meilleures techniques d’exploitation pour limiter les effets, notamment en cherchant la meilleure adéquation entre périodes de dragage et calendrier des pêches ;
- la réactivité des poissons pendant et après extraction ;
- les modalités de recolonisation benthique et de retour à un nouvel équilibre après exploitation, avec un test de faisabilité de remise en état pour faciliter cette recolonisation ;
- le degré de dépendance alimentaire des poissons vis-à-vis de la macrofaune benthique perturbée par les extractions.

Partenaires de ces études : Universités de Rouen et de Caen, IFREMER, Cellule de suivi du Littoral haut-normand, CRITT (Centre Régional d'Innovation et de Transfert de Technologie) Estran

Un travail de synthèse bibliographique est actuellement mené par un scientifique français à la demande de l’industrie des granulats. Cette étude sera validée par le Muséum national d’histoire naturelle, IFREMER et l’Agence des aires marines protégées. Elle va permettre de dresser un état des connaissances exhaustif notamment sur les points suivants :
- l'effet de l’extraction sur la turbidité,
- la recolonisation du milieu marin.

Dans le cadre particulier des zones Natura 2000 en mer, un guide d’évaluation des incidences a été rédigé par le ministère en charge de l’Ecologie. La profession a été associée à ce travail.


Meilleure connaissance et bonnes pratiques

Les exploitants de granulats réunis au sein de l’UNPG soutiennent les travaux de recherche scientifique qui sont actuellement menés (voir plus haut) par un Groupement d’intérêt scientifique (GIS). Objectif de ce GIS : développer un programme scientifique visant à améliorer la connaissance des effets des exploitations de granulats marins dans un contexte hydrosédimentaire donné.

Ils ont en effet un triple objectif :
- contribuer à une démarche scientifique exemplaire de suivi des impacts et de connaissance des milieux,
- obtenir une meilleure connaissance des effets des exploitations afin de déterminer les meilleures pratiques d’exploitation pour minimiser les impacts,
- garantir l’indépendance des recherches et la transparence des résultats auprès de toutes les parties prenantes concernées.
     
Le poids économique des granulats marins
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Les granulats marins
Cette brochure présente de façon claire et succincte les différents thèmes concernant l'activité des granulats marins
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